T400 - Ultra Compact - Conception

Les choix imposés

Le miroir de 400 mm f/d = 4 mesure 25 mm d’épaisseur et pèse 6 kg.
Le miroir secondaire de 89 mm mesure 23 mm d’épaisseur.
Le porte-oculaire Feather Touch Light de 2 pouces.
L’étui de rangement d’une capacité interne de 69 x 51 x 29 cm.

Compte tenu de la légèreté du miroir primaire, le télescope sera équilibré sur trois axes :
– Taille des tourillons.

– Ajout d’élastiques entre le rocker et la caisse primaire.

– Ajout de contrepoids en dernier recours et de freins.

La gamme d'oculaires

Je suis déjà équipé d’une gamme d’oculaires Televue, du panoptic 24 points au Nagler 3,5 points pour le Strock250. L’analyse de la gamme d’oculaires a pour but de définir les exigences optiques, mécaniques et d’équilibrage.

Je considère que le grossissement et le champ de vision sont plutôt bons, sauf pour le plus fort grossissement ; le panoptic 24 points ne permet pas un champ de vision de 1°, ce qui est dommage pour la photographie du ciel profond avec un oculaire faisant également office de « viseur ». Un champ de vision compris entre 1,1 et 1,2° serait un bon compromis. Des oculaires de 2 pouces seraient avantageux, mais avec le poids qui en découle, la différence de masse sur le boîtier secondaire doit être compensée par 4 à 5 fois cette masse sur le boîtier principal !

Les alternatives Télévue au panoptic 24 mm sont les N22, N26, Ethos 17 et 21 :
– Le meilleur serait l’Ethos 21, mais il est hors budget et trop lourd (300 g de différence par rapport aux autres alternatives).
– L’Ethos 17 mm est cher et offre un champ de vision de seulement 1,06 ° sur le ciel.
– Les Nagler 22 et 26 ont une masse comparable ; le compromis réside dans un champ de vision plus large et un contraste moindre sur le fond du ciel, avec une pupille plus grande. Je choisirais le Nagler 22.

Le tableau ci-dessus montre que l’utilisation de Paracorr sera nécessaire pour tous les oculaires. Il faudra tenir compte des 500 g de Paracorr en permanence pour l’équilibrage. Nous voyons également la marge nécessaire sur le diaphragme secondaire. Ici, le diamètre interne minimum de la cage secondaire serait de 2 x 10,9 mm + 400 mm = 422 mm. Je prendrai une petite marge ici avec une dimension de 430 mm.

La cage secondaire

P.O

J’avais choisi le PO avant de pouvoir utiliser toute ma gamme d’oculaires, j’ai donc opté pour le PO à débattement universel, soit 5 cm de débattement. Avec le recul, c’est un peu trop grand. Mon oculaire ne nécessite que 15 mm de débattement, sans compter que le paracorr permet également la mise au point. Mon PO est un FTF2020 ultra-léger (environ 500 g, soit un gain de 200 g par rapport à la version de base). La version avec 38 mm de débattement permet de gagner 30 g sur la cage secondaire.
Lors de la construction, un nouveau design d’objectif est apparu : le HOUDINI 20. C’est un bon substitut au N22 + Paracorr, avec un poids de seulement 600 g contre 1,1 kg. C’est donc un choix parfait pour mon cahier des charges.

L'anneau

Pour garantir la compacité lors du rangement dans ma valise, la cage est un anneau simple avec une saillie pour le P.O. Le diamètre extérieur doit être inférieur à 50 cm. Selon le procédé de fabrication et le matériau du noyau, toutes les formes ne sont pas possibles. La forme la plus compacte et la plus rigide est le cercle de même épaisseur/section. Cette forme est facile à réaliser avec précision avec une imprimante 3D, même si elle n’est probablement pas optimale en termes de poids. Initialement, je souhaitais maintenir le miroir secondaire en place, protégé par une araignée pyramidale. Cependant, ce choix n’est pas optimal pour empiler les composants lors du rangement dans la valise. Je préfère donc placer l’anneau C.S. sans son miroir sur le boîtier principal avec un P.O. décalé. Retirer le miroir secondaire libère beaucoup d’espace pour le stockage ; le miroir est placé dans une boîte dédiée pendant le transport. Le porte-oculaire est orienté à 30° et non sur le côté du télescope ou à 45°.

L'araignée

Je reproduis ici l’araignée amovible du T350 de Philippe, basée sur le support point/ligne/plan, avec la pointe remplacée par une rotule et un élastique de rappel à l’arrière (les deux crochets rouges sur les images). Le support est imprimé en 3D.
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Fixation des compas sur la cage secondaire

Je réutiliserai le support de compas T400 du club de refonte n° 3. Cette solution équivaut à intégrer les compas dans la cage secondaire ; les deux têtes de vis des compas servent de pions de centrage. Des plaques de carbone dédiées aux supports de tube sont collées à la cage secondaire, la longueur minimale de la plaque dépassant sous le C.S. pour assurer une rigidité maximale.
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Compas

J’ai choisi d’utiliser des compas plutôt qu’un faisceau pour obtenir la longueur de la plaque inférieure fixée aux tubes. Une fois rangés, les tubes doivent passer de chaque côté de la valise. Par conséquent, les tubes rangés doivent mesurer moins de 65 cm et installés environ 135 cm. La fixation des tubes doit être rigide. La solution choisie pour la refonte du T400 N°3 se desserre à l’usage ; il faut trouver une autre solution.
La solution la moins encombrante est le tube télescopique. Vous pouvez utiliser des bâtons de trekking à levier ; les pinces rotatives des bâtons de trekking ne fonctionnent pas, car il faut les orienter. Des pinces rotatives, comme celles de certains trépieds photo, et les diamètres de tube adaptés sont vendus par le fournisseur Carbonetube.net. La solution est coûteuse, mais me semble optimale, c’est pourquoi je la choisis. Ici, nous aurons trois sections de tube de 50 cm, soit moins de 65 cm une fois rangé et 135 cm une fois déplié, avec un chevauchement d’environ 10 cm.

Caisse primaire

Le boîtier principal est simplement un cadre en mousse de fibre de carbone avec de larges soufflets aux coins pour assurer une bonne résistance, fixer le canon, maintenir les touches latérales, etc. L’arrière du boîtier de commande est doté de deux pièces d’angle en fibre de carbone pour maintenir les compas. J’ai également ajouté un guide pour les tiges de collimation dans le boîtier de commande en perçant la paroi juste au-dessus des vis de réglage du canon.

Le barillet

Rien de nouveau, nous utiliserons le même canon que le T400-c de Serge. Un canon 18 pans avec réglage à deux leviers.
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Le convercle

Plutôt qu’un capot amovible, j’ai opté pour un capot articulé en deux parties qui renforce le renfort entre les tourillons. Pour s’adapter entre les tubes latéraux, il n’est pas coupé en deux. Les coins arrière sont coupés à 45° pour permettre le verrouillage et l’accès aux supports de tubes. Les charnières sont fabriquées à partir de charnières standard ou à piano.

L'entretoise

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Les deux pivots sont reliés par un tube ; celui-ci sert également de butée pour le capot en position ouverte et de support pour la béquille avant. Cette béquille est fixée dans une fourche par un collier conique.

 

Un doute subsiste quant à la nécessité de trianguler le tube avec le bras de suspension principal. Je prévois d’utiliser un tube positionné en diagonale avec une rotule vissée en bas pour le visser sur le bras de suspension principal.

Equilibrage et tourillons

Le miroir est ici trop léger (6 kg) pour contrebalancer la charge de la cage secondaire. Il est trop ouvert pour se passer du Paracorr ; les côtés du CP ne peuvent pas être montés pour des raisons de stockage. Il sera donc nécessaire d’ajuster le diamètre des tourillons et d’ajouter des contrepoids. Dans une configuration chargée de 1,3 kg (500 g de Paracorr, 680 g de Nagler 22 et 100 g de chercheur), le centre de gravité est très haut, environ 320 mm au-dessus du CP. Le diamètre maximal des tourillons monoblocs ne peut pas dépasser 60 cm pour les intégrer dans le boîtier, mais il faudrait ajouter un contrepoids de 5 kg. En optant pour des tourillons en deux parties, le diamètre peut être augmenté de 80 cm. La jonction s’effectue par chevauchement avec deux axes de centrage entre les deux pièces et un boulon traversant sur le boîtier primaire.
Malgré les grands tourillons, le centre de gravité doit être abaissé de 50 mm, ce qui est trop pour une compensation par ressort ou élastique, et un contrepoids est nécessaire. Pour minimiser la masse du contrepoids, il convient de le placer le plus bas possible sur la structure. L’ajout d’une barre entre les tourillons est la solution la plus efficace ; seulement 2 kg suffiraient (la barre en rouge sur les images). Cette masse sera affinée à l’usage.

Rocker & base

Rien de particulier concernant le rocker et sa base. Ils seront en mousse laminée de carbone. Sur l’un des points de contact avec un tourillon, j’ai ajouté un frein (vis avec patin en plastique).

Packaging

Quelques images valent mille mots.

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