Toujours dans la ligne des visites hors des sentiers battus pour découvrir le patrimoine parisien, nous avons porté notre dévolu ce samedi 2 mai sur la découverte dans l’Institut de France. Ici nous retrouvons une continuité avec la Bibliothèque National de France, la moitié de la collection de livres de Mazarin est partagée entre l’institut de France et la Bibliothèque Nationale de France, de même qu’une des salle de lecture a été déplacé à l’Institut de France.
L’institut de France est la maison des académies ; la plus connue et la plus ancienne : l’Académie Française bien sûr connue pour la rédaction de son dictionnaire et comme étant le mètre étalon de la langue française, mais aussi l’académie des beaux-arts, l’académie des inscriptions et belles lettres, l’académie des sciences et l’académie des sciences morales et politiques. Les académies comportent de 30 à 50 membres, sauf l’académie des sciences qui dénombre environ 250 membres.
Les académiciens de l’Académie Française se réunissent dans cette petite salle dédiée aux chaises rouges où est discutée la sélection des mots du fameux dictionnaire. Le plafond vouté blanc crème sculpté d’une multitude de cavités ornées de fleur. Des tapisseries multi-séculaires décorent les murs. Les autres académies ont une salle un peu plus grande équipée de chaises vertes, tous les murs sont couverts de panneaux de bois sculptés, ici le poids de l’histoire française orne les murs avec le buste des grands écrivains, scientifiques… le tout dans une ambiance. Pour l’académie des sciences ils profitent d’avantage de l’amphithéâtre de la coupole, lors des séances publiques les académiciens occupent les sièges verts, les sièges bronzes sont destinés aux visiteurs.
Dans son testament Mazarin a pensé l’académie comme une école ‘le college des 4 nations » pour la noblesse de l’époque issues des nations catholiques. De nombreux étudiants sont dévenus très célèbres et important pour la France. Un des meilleurs exemple se tient dans une alcôve dans la coupole, vous l’aurez reconnu il s »agit du petit corse.
La coupole de l’institut de France est une ancienne chapelle, le cénotaphe de Mazarin y était placé dans une crypte mais depuis une cinquantaine d’années il a été remonté à une extrémité du transept.
Revenons un peu à l’astronomie et ses dérivées… ici plusieurs cadrans solaires dominent la cour intérieure, ils sont peints sur les murs au niveau du 2e étages, chacun orné d’un cartouche ornementé jouant les trompes l’œil.